Turban cérémonie

Le chapeau sous toutes ses formes – Chapeaux féminins

Le chapeau sous toutes ses formes – Partie 1 : Chapeaux féminins

Le Chapeau, l’accessoire indispensable d’une époque revient depuis quelques années jouer sur nos têtes avec humour, sérieux ou charme pour le plus grand des plaisirs des amoureux de la mode et de l’élégance.

Derrière ce nom générique désignant tous les couvre-chefs, se cache des formes variées avec chacune leur histoire, on vous dévoile leurs secrets :

  • Capeline : La forme la plus connue des chapeaux qui n’a pas toujours été ce chapeau à grand bord, très élégant. Mot provenant du provençal du XIVe siècle capelina, signifiant casque, chapeau de fer. Elle fut d’abord une coiffure masculine portée notamment par les ecclésiastiques pour devenir au XVIIIe siècle un chapeau de paille ou de crin à larges bords, à fond plat, doublé de soie et garni de plumes. C’est à partir du XXe siècle, qu’elle désigne le plus souvent un grand chapeau élégant. La calotte est tantôt haute, tantôt basse, même plate, portée droite ou asymétrique.
  • Bibi : Cette forme désigne un chapeau de petite dimension, le terme se répand vers 1830, lorsque les grands chapeaux de l’époque de la Restauration diminuent de proportions. La vogue s’estompe vers 1840, pour revenir vers 1879, placé sur le haut du chignon, le bibi est maintenu à l’aide d’épingles ou d’attaches. Le terme était rarement employé pendant cette période, il devient courant entre 1939 et 1941 pendant la pénurie de matières premières qu’engendre le conflit mondial contribuant à réduire la dimension des chapeaux. Il s’agit aujourd’hui de modèles miniatures de formes déjà connues.
  • Toque : C’est à Eléonore de Castille épouse de François 1er ( 1530 ) , que l’on doit l’apparition de la toque, formée d’une calotte* cylindrique renforcée par un petit bord rigide, mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que sa présence est réellement significative. Le chapeau posé étant remis à l’honneur en raison des coiffures et chignons bouffants, la toque devient prétexte à multiples fantaisies. Dans les années 30 et 50, elle est peu profonde et se fixe à l’aide d’épingles ou d’élastiques cousues à l’intérieur. Le tambourin, autre version de la toque, connait un grand succès vers les années 50 et 60 accompagnant les tenues de jour ou du soir. On se souvient de l’élégance de Jacky Kennedy portant régulièrement un bibi et plus récemment la pétillante Kate Middleton.

*calotte : partie du chapeau qui emboîte le crâne.

  • Cloche : Mot provenant du latin clocca et désignant un couvre-chef féminin en forme de cloche emboitant bien la tête et cachant le front. Dans les années 1925, la cloche est la coiffure à la mode avec des dimensions réduites, enfoncée jusqu‘aux sourcils. Les cheveux se positionnaient sur les contours du visage encadrant ainsi la tête. Le film Changeling avec Angelina Jolie met en lumière l’élégance caractéristique de ces années folles. Il faut attendre les années 1990 pour que la cloche redevienne à la mode.
  • Turban : Le turban est la coiffure orientale par excellence pour les hommes , elle est la coiffure type des hindous et des Sikns, mais également du monde musulman. En Europe, c’est une coiffure féminine constituée d’une pièce d’étoffe enroulée autour de la tête, le turban apparait au XVe siècle. Il est très en vogue dès la fin du XVIIIe siècle sous l’influence des campagnes napoléoniennes, notamment de la campagne d’Egypte. C’est une coiffure luxueuse en gaze d’or souvent ornée de joyaux. Depuis, le turban ne cesse d’être en vogue mais il change de matière et de volume. Il connait une nouvelle heure de gloire lors de la seconde guerre mondiale révélant une utilisation pratique pour faire de la bicyclette. Il est maintenant plus couramment fait en jersey souple et moins volumineux.

Sources :

L’encyclopédie du Couvre-Chef – Samedi midi éditions

Les chapeaux – Une histoire de tête – Syros alternatives